Les matins sont difficiles. Toute la journée reste à faire, à construire, il faut y aller. Résister au vide qui aspire, aux questions connes qui tournent dans la tête. J'espère que l'acclimatation ne va pas tarder à se faire. Juste penser que ce qui arrive maintenant représente une marche de plus, et non un départ à zéro. Résister pour continuer à construire.

J'ai hâte d'arriver au moment où cette ville, cet appartement, ce travail, cet environnement, me seront familier.

Face aux changements qui paralysent, faits d'angoisses qui viennent d'on ne sait où, il est alors bon d'avoir des moments de réconfort, de châleur humaine, où l'on arrive à s'extraire de la réalité pour ne plus penser qu'à l'instant T où l'on se trouve. J'ai de la chance de pouvoir en vivre, de ces moments. Et il est bon de les apprécier à leur juste valeur. J'ai de la chance. Y penser.