Sage mais pas trop...

23 avril 2012

C'est utile aussi !

Essayer de penser par soi-même, forger sa propre idée des choses en multipliant les sources d'information et en sachant bien que, de toute manière, on regarde toujours à travers des prismes. Cela vaut la peine d'en prendre le temps pour que personne ne nous dicte quoi penser.

Et bien, la seule que j'ai eu envie de croire, ce coup-ci, c'est elle : la dame à lunettes. Peut-être parce que c'est la seule qui me fait rêver d'un monde vraiment différent. La seule qui n'ait pas l'air d'une comédienne faussement indignée... une des rares qui semble faire passer le mouvement qu'elle représente avant sa propre personne. Et puis j'aime l'idée d'un nouveau modèle de développement possible et accessible, l'idée que combats sociaux et écologiques se rejoignent sans pour autant tomber dans les caricatures anti-tout idéologiques.

Espoir ou utopie ?

Vote idéaliste ou réaliste ? 

En tout cas c'était le mien, en toute conscience. Et ça déjà, c'est utile !

 

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15 avril 2012

Bonheur, etc

Je suis plus forte depuis que je vis ma vie, plus forte pour moi, pour forte pour eux.

Allez dans des directions que je sens d'instinct être les miennes. J'aime ma vie, maintenant, tout de suite. Sans attendre le job, la maison, le ventre rond, etc. Avec elle, de toutes les façons, je me sens vivante. Et ça fait du bien, cette liberté.

Souvent, on me surprend le sourire béat et naïf aux lèvres. Un large sourire un peu bête, mais aussi large que l'insouciance qui en est la source.

Si le bonheur s'essaimait, j'en confierais la responsabilité aux proches qui, actuellement, se perdent dans les méandres de leur cerveau. Pour le cultiver, ne jamais oublier de prendre soin de ce(ux) qu'on aime. C'est la leçon que j'ai apprise et que je continue à apprendre tous les jours.

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06 février 2012

Les bombes ne repoussent pas toutes seules

Epée de lumière, bouclier, lance-pierre, scarabée, sac à bombes... je dispose de tous les outils nécessaires pour progresser dans l'aventure. J'aime jouer à faire ma chevalière courageuse, immortelle, et dillettante, dans ces mondes féériques. Dilettante car, même si Zelda se trouve en danger, je peux toujours aller flâner en compagnie des autres personnages sans que cela n'aie de conséquences sur mes chances de la secourir. Dans ce jeu, les bombes sortent de terre, telles des plantes luxuriantes. Elles repoussent toujours pour que l'on puisse se défendre. Tout repousse.

Voilà là où je veux en venir : on a toujours une seconde chance, voire même autant de chances que l'on veut. A la place des numéros d'urgence, une petite fée nous guide. Les gens sont bienveillants, et les méchants pas si méchants que ça.

Mais bon, peut-être est-ce préférable de ne pas disposer de bombes à volonté dans notre monde... Non, pas peut-être.

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13 janvier 2012

Je n'aime plus Keren Ann

Je n'aime pas trop l'expression "tranche de vie"-tartine à confiture, mais force est de constater que, dans ma tartine de confiture actuelle, je me sens plus épicurienne que jamais. Et j'aime partager tous ces petits moments avec mon caramel mou (Ne le dites à personne, mais je crois que la Cynik est en train de changer de camp :-p).

Bref :-D

Il y a certaines chansons, certains artistes, qui continuent à nous emporter, peu importe la période de notre vie. Et puis il y a les autres. Il y a dix ans, j'étais à fond dans ma période Keren Ann-nostalgie poétique, et j'adorais cette fille timide, peu assurée, jouant de la guitare sur des chansons qu'elle écrivait elle-même (mon admiration pour les songwriters ne m'a pas quitté depuis par contre). Et j'avais été tellement aux anges quand une amie m'avait dit que Keren lui faisait penser à moi. Maintenant, peut-être prendrais-je la chose différemment.

Dix ans plus tard, non seulement j'ai du mal à écouter en entier ses morceaux, mais aussi, Keren a changé ! Non mais vous vous rendez compte ?! MA Keren n'est plus la même. Elle a l'obsession du "son", dédaigne les artistes jouant sur trois accords (alors que combien de mélodies magnifiques reposent sur trois-quatre accords ?). J'apprécie les arrangements soignés, tricotés et inspirés, certes, mais pour moi, plus important, la musique est affaire de coeur. Alors adieu Keren, tout est fini entre nous.

 

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06 janvier 2012

Petites listes

Retour de vacances...

Pupitre, accordeur chromatique et methode de blues a tester (ne cherchez pas les accents, ils ont disparu, p... de clavier tactile),

Lire du serieux et du moins serieux,

Finir la tournee des sms de bonne annee,

Passer un coup de fil-enquete pour avancer dans ma recherche de boulot et renvoyer dans les cordes le flic de l'emploi,

En attendre un autre qui pourrait m'ouvrir des portes (ou pas),

Entendre avec serenite les pas de la trentaine qui approche...

Esperer que 2012 soit a la fois rock, zen, createur de liens,

Et propice a l'epanouissement de la bleuette que je suis, de ma moitie, a la fois en tant qu'individu-e-s et en tant que couple.

Que l'ouest et l'est se portent bien ;-)

Ou quand les petites listes deviennent des voeux...

 

 

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18 novembre 2011

La faculté d'amnésie

La faculté d'amnésie, de voir tout d'un regard neuf, table rase et compagnie. Voilà, tous, ce dont on devrait disposer. Mémoire sélective automatique, au contraire du fait de mettre volontairement un voile sur certaines choses. Le droit d'oublier = reset sur le cerveau.

Oui, mais il y a l'expérience, cette expérience qui nous rend parfois plus sereins, et parfois plus blasés. Voir les choses de manière distanciée, presque fade, alors que mettre de l'enjeu dans les événements rend vivant... mettre moins d'enjeu, avoir l'impression de miser moins, est-ce moins captivant ? En tout cas, cela nous rend moins captifs des difficultés, que l'on ressent d'autant moins comme des pièges imminents.

L'amnésie par l'expérience. Bien... ou pas ?

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18 octobre 2011

Sentier du merle blanc

Je ne suis pas une fille de la mer : l'odeur du goémon ne flatte pas mes narines, les puces de sable ne sont pas mes amies et j'ai encore du mal pieds nus sur les rochers ou du sable humide collé au jeans.

Pourtant, Brest d'air, d'âme et de vent me conquiert. C'est une ville blanche, alors les couleurs des gens y contrastent plus fort, mais peut-être est-ce leur Identité ?

Progressivement, je m'y fais ma place avec la femme que j'aime. Son appartement, notre appartement, chez nous. Il est châleureux comme elle. Il est rangé comme elle peut être exigeante. Et je m'y sens bien comme je me sens avec elle. Je sais que ce n'est pas si simple pour elle de me laisser entrer dans sa vie.

Mais on se parle et on se débrouille plutôt bien. J'aime notre quotidien.

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12 septembre 2011

Encartonnée

J'ai pris le parti d'être continuellement à l'Ouest. Ma vie en boîte va donc m'accompagner dans une coque de noix bleue avec des roues. Pas de pression, mis à part celle des pneus !

Road movie, liberté, love songs... tout pour me plaire :-)

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13 juillet 2011

Les princesses lucioles

Descendre un pré paisible jusqu'au bord de la rivière,

Un barbecue portable allumé de façon peu orthodoxe,

anniversaire + chandelles + bulles roses dans des verres de princesse.

 

Nous dansons et rions, moments parfaits presques iréels.

Et en promenant nos sourires,

Nous irons chercher les lucioles au clair de lune...

 

Leur passage dans ma vie m'aura révélé tant de belles choses que n'oublierai jamais.

C'était hier, déjà un souvenir heureux :-)

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11 juin 2011

Des chez moi

Avant, il y avait là où je travaillais, et puis chez moi.

Ensuite, il y a eu là où je travaillais, chez moi, et une qui se cherche au bout du monde.

Puis, celle qui se cherche chez moi, et moi qui me cherche au bout du monde.

Là où tout s'est compliqué, c'est au moment où j'ai commencé à me sentir chez moi là où je travaillais.

Donc chez moi + chez moi + partout en France et en Europe avec celle qui se cherche dans mon coeur = des navettes à n'en plus finir. Des instants, des rires, des solidarités, de nouvelles personnes, des souvenirs.

Je suis à un âge où je n'ai pas eu encore à faire beaucoup de Choix. Jusqu'à présent, j'ai toujours réussi à concilier toutes mes vies. Mais maintenant, je suis fatiguée des trains, des navettes, de vivre trois bouts de vies par intermittence. Je veux une vie riche et complète. Je veux essayer ma vie avec elle, même si pour cela je dois m'exiler au bout du monde, même si pour cela je dois m'arracher deux bouts de coeur.

J'ai un peu peur de ne plus me souvenir qu'ici était chez moi, de ne plus me sentir concernée par leur vie, leurs soucis, leurs joies, si loin. J'ai peur qu'on m'oublie. J'ai peur de me perdre.

Maintenant, une autre vie, un autre monde, m'attend. Un autre chez moi ?

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